la féculerie

Paul Robin (bulletin de la SAAST 1963)

Sucrerie – féculerie

Au milieu du XIX ème siècle, deux sucreries étaient en activité : la grande sucrerie, sur l’emplacement de l’ancienne féculerie, et la petite sucrerie qui était installée dans la partie sud de l’ancien couvent des Récollets. Ces deux sucreries ont été fermées vers 1870. Elles ont été remplacées par une Féculerie – Glucoserie qui s’est établie dans les locaux de la grande Sucrerie.

statuts 1879

La féculerie a joué un rôle très important dans la vie de la région jusqu’à la guerre de 1939. Au point de vue de la main – d’oeuvre, comme elle était une industrie saisonnière, elle permettait aux paysans de trouver du travail pendant tout ou partie de l’hiver .

vue depuis la voie ferrée

3 mars 1936/ François Galopin vient depuis Simandre livrer ses pommes de terre à la féculerie

M. et Mme Monin, concierges de la féculerie

 

 

 

Pendant des semaines, d’énormes tombereaux transportaient les tubercules arrivés par chemin de fer. Du matin au soir leur roulement, accompagné du piétinement des chevaux et des appels des charretiers, emplissaient la Grande Rue.

situation des 2 sucreries en 1875

D’autres camions étaient préposés au déchargement des bateaux, tandis que d’interminables files de chars amenaient directement les produits de la ferme à l’usine.

déchargement du manioc à l’entreprise Rigaud

 

Les pommes de terre étaient d’abord emmagasinées dans les vastes sous-sols qui s’étendaient sous les ateliers. Quand ceux-ci étaient pleins, elles étaient entassées en de hautes pyramides dans les cours de l’usine.

Ensuite, une fois le traitement commencé, et pendant une bonne partie de l’hiver, passaient les chars paysans venant chercher la pulpe dans l’odeur butyreuse et désagréable emplissait la ville. Elle servait pour l’alimentation du bétail.

pétition des habitants de Tournus contre les incommodités

 

Cette activité a progressivement diminué après la guerre de 1914-1918. Après des avatars divers, l’usine a fermé définitivement ses portes vers 1950 (NB: il semble que ce soit en 1952). Ce déclin a été dû à un manque d’adaptation aux conditions nouvelles qui étaient créées dans l’industrie.

sortie de l’usine

 

 

vue aérienne

 

 

témoignages : Maurice Vernay et Jean Blanchard

 

Mme Talmard, petite-fille de M. Rigaud

Exposition au musée du vélo (dans les bâtiments de l’ancienne féculerie) – septembre 2014

prises de vues Roland Pichet

 

 

 

ensemble des bâtiments avant les démolitions de 2015

 

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