le cinéma de Martin Parsékoff

histoire du cinéma

voir vidéo dans « du passage Cadot au cinéma la Palette »

côté rue de la République

 

côté quai

marché du beurre et des œufs et installation d’un cinéma (le Progrès 1956)

Soucieux de donner satisfaction aux réclamations formulées par la population et les fermières,au sujet des courants d’air circulant au passage Cadot, le conseil municipal a décidé le transfert du marché du beurre et des œufs dans les locaux de la Grenette sis au rez-de-chaussée du Palais de Justice.

Cet emplacement a vivement intéressé M. Parsékoff et son associé M. Berger, propriétaires d’une agence de films à Lyon, qui ont demandé à le louer aux fins d’aménager, à leurs frais, une salle de cinéma.
Cette demande a été acceptée par le conseil municipal qui, vu les avantages qu’en retirera la ville, a adopté les conclusions suivantes du rapporteur, M. Lamure :

« il appartient au conseil municipal de prendre une décision d’intérêt général, et en toute objectivité, la création d’un fonds de commerce supplémentaire à Tournus ne peut que procurer à la ville des ressources supplémentaires, de même qu’elle donnera, nous en sommes certains, satisfaction à la population qui, il faut bien le dire, n’a pas à sa disposition actuellement de cinéma moderne. »

des travaux sont nécessaires

En référence au peintre tournusien Jean-Baptiste Greuze, né à quelques mètres de l’entrée du cinéma, celui-ci prend le nom de « La Palette ».

foule lors de l’inauguration

Martin Parsékoff en conversation avec René Doucet, alors secrétaire général de la mairie.

une salle de 200 places, avec ouverture sur  de la République et sur le quai

une salle comble

une palette de publicités

Martin Parsékoff dans la cabine de projection

en attendant les clients…

l’heure de la retraite

Rappelons-nous : à la fin des années 80, Martin Parsékoff, gérant de la Palette, mettait en vente le bail du cinéma. Pendant quelques temps, la propriétaire de l’Eden de Louhans géra les deux salles. Puis, devant les risques de fermeture, la municipalité de Roger Gautheron décidait alors de racheter le bail, puis de restaurer les lieux, avec le concours du Ministère de la Culture.

Martin Parsékoff souhaitait rester dans les lieux et continuer à faire montages de films et projections. Mais il ne pouvait tout gérer seul. Un animateur municipal, Patrick Dallet, fut alors embauché, avec comme mission de redonner vie et, si possible, un peu d’âme au vieux cinéma. Le but était d’en faire un lieu culturel privilégié, avec une collaboration plus étroite et plus suivie avec le milieu scolaire et les associations. Le Centre National de la Cinématographie donna un coup de main pour l’achat d’un écran neuf et d’une nouvelle sono.

Restait alors à inaugurer ce nouveau lieu : c’est ce qui fut fait le 23 juin 1988.

Souvenez-vous : en 1955, Jean-Louis Barrault, qui possédait une maison en Beauregard, était venu inaugurer la scène du Madeleine Palace en compagnie de Madeleine Renaud. Il était tout à fait normal de faire appel à leur nièce Marie-Christine Barrault pour venir encourager ce tout jeune cinéma municipal. Dans une ambiance bon enfant et conviviale, grâce à la présence souriante de Marie-Christine qui présentait son film fétiche « Cousin cousine », La Palette retrouvait un air de fête.

Une nouvelle vie commençait.

avec Buny Gallorini

Jusqu’à la fin de sa vie, Martin Parsékoff vécut dans un petit appartement au-dessus de la salle de cinéma.

 

 

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