Tournus entre les 2 guerres : aspects de la ville

les années 30 : publication du Syndicat d’initiative

vue générale

vues aériennes

1 –  la route de Saint Gengoux a 2 trajets : au niveau de la Charité, un passage à niveau et un passage sous la voie

2 – même remarque pour la nationale 6 à la sortie nord

3 – le stade nord n’a pas encore de tribunes

quartier de l’Abbaye

palais de justice

champ de mars : le monument aux morts a été inauguré en 1922

quartier sud

avant et après la déviation de la N6

Le projet de déviation de la route nationale 6 est envisagé dans les années 20 et sera réalisé juste avant la seconde guerre.

1 août 1938

quartier de l’Hôtel de Ville

La percée de la rue de l’hôpital n’est pas encore faite (1- Hôtel de ville  2 Hôtel Dieu  3 – rue de l’hôpital)

images de la ville

1922

cour du cloître

la poste 1935

place Carnot

rue du centre

rue JB Deschamps

rue du pont (Jean Jaurès) 1919

square (champ de foire) 1939

rue de l’hôpital 1934
avec le vélo : Roger Gutrin

route de Saint Gengoux 1919 : passage à niveau à gauche, passage sous la voie à droite

quai nord 1930

quai du centre (de Verdun) 1939

place Lacretelle

Croix Vacher

école professionnelle

Hôtel Dieu

palais de justice et gendarmerie

avenue du 23 janvier

N6 – à gauche la féculerie

 

la Charité vue depuis le pré où ont été construits les premiers HLM

la Saône

UN  LIEU DE RENCONTRE ET DE CONVIVIALITE

Janine Rossello

Le dimanche, tout le monde allait au bord de Saône : tous les gens étaient assis sur le parapet. Il n’y avait pas de télé, et nous avions grand plaisir à nous retrouver. C’était un lieu où l’on se demandait des nouvelles, où l’on apprenait tout ce qui concernait les autres : c’étaient des relations de véritable sympathie, presque d’intimité.

Marcel Ragonneau

Le dimanche, c’était le jour de la pêche. Le mari partait d’abord, et sa femme allait le rejoindre pour faire cuire la friture au bord de l’eau. Nous, les enfants, nous avions l’habitude d’aller en bateau comme les jeunes vont au stade maintenant. …Les voisins venaient nous rejoindre : nous étions avec nos petites charrettes, que tiraient les femmes pour revenir, alors qu’ hommes et enfants revenaient en bateau. C’était épatant. ..

Raymond Guigon et Roger Lécuelle

Les hivers étaient plus rudes que maintenant, et il arrivait souvent que la Saône gèle : alors nous allions patiner. ..Nous allions aussi dans les creux de Lacrost.

Les gens se répartissaient en couches sociales : les ouvriers allaient d’un côté, les « bourgeois » de l’autre – mais la glace était noire de monde !

En 1929, le gel était tellement important qu’un char à boeufs avait traversé la rivière. ..

Paul Robin

D’abord, la vie de la Saône était beaucoup plus intense que maintenant. Un service régulier était assuré, trois fois par semaine, par un bateau à « aube » , le «Parisien ». Il assurait le transport des marchandises et des voyageurs. Son point d’attache était un hangar flottant, le « Ponton », où s’effectuaient l’embarquement des voyageurs, le chargement des marchandises, et qui servait également d ‘entrepôt.

Les chemins de fer n’avaient pas encore atteint le développement et la régularité que nous leur connaissons et la voie d’eau était très utilisée pour les transports pondéraux. On voyait des trains de bois descendre la rivière dirigés par deux hommes qui les manoeuvraient avec de longues perches. De nombreuses péniches montaient et descendaient la rivière, halées, les unes par les chevaux ou des mulets, les autres par des hommes. Les mariniers s’arrêtaient à la « Pêcherie » au milieu des pêcheurs. Ils y retrouvaient la communauté des gens unis par une vie entièrement consacrée à la rivière et à ses ressources : communauté entièrement fermée au reste de la population.

L’activité de la batellerie amenait un grand mouvement dans le Port de Tournus dont le tonnage dépassait celui d’ Ajaccio. C’était le port de la Bresse Louhannaise. Là se déchargeaient les grains destinés à

l’élevage de la volaille, les matériaux de construction, le charbon, les engrais. La féculerie y recevait le manioc destiné à entretenir son activité entre les campagnes de pommes de terre.

La manutention des marchandises se faisait naturellement à dos d’hommes. Des passerelles de planches, supportées par des tréteaux, servaient de passerelle pour le trajet aller et retour des débardeurs, fléchissant sous de lourdes charges.

le Parisien

Deux Parisiens naviguaient sur la Saône au XIX ème siècle à partir de 1850. Ils avaient été construits par les frères Cochot, installés à Paris, d’où le nm de leurs bateaux. Le Parisien N°1, long de 55 m, était conçu pour 350 passagers, le N°2, de 67 m, transportait 400 voyageurs. Le nombre de passagers transportés sur les bateaux à vapeur a décru progressivement après la mise en service du chemin de fer de Dijon à Chalon en 1849 et son prolongement vers Lyon en 1856.
Après l’avènement du chemin de fer, les bateaux à aubes furent modifiés pour accueillir 100 passagers et 17 tonnes de frêt.
Les bateaux effectuaient les trajets Chalon Lyon et retour 3 fois par semaine en 10h à la descente et 11 à la remonte, en effectuant une vingtaine de haltes dans les villages, mais aussi parfois en rase campagne.

On pense, sans certitude, que le service a cessé en 1925.

1919

Louis Clerc

Nous, les gosses du quartier, nous attendions toujours avec impatience l’arrivée du Parisien : il accostait à un ponton pour permettre aux voyageurs de descendre, lequel ponton était relié au quai par une planche.

Je me souviens du sucre, qui venait de Chalon. Pendant que le marinier allait boire un coup avec la personne qui venait récupérer la marchandise (en général M. Croati, épicier en gros), nous étions une dizaine à assurer le déchargement, un sac de 5 kg sur chaque épaule.

Jeanne Vasil

Le bateau apportait de Lyon des tubes d’acide carbonique avec lesquels mon oncle faisait de la bière. L’arrivée n’était pas toujours à heures fixes, et on m’envoyait toujours sur le quai pour le guetter.

Pierre Grébert (né en 1924)

Je me rappelle avoir livré avec mon père des chaises pour Lyon : il y avait une sorte de gare avec un homme qui réceptionnait,

 

les Plattes

Paul Robin

Deux bateaux lavoirs, les « Plattes », encadraient le ponton du Parisien. Les lavandières, au verbe haut, commentaient à longueur de journée les grands évènements de la chronique locale. Le mouvement qui s’organisait autour de ces lavoirs flottants était une cause supplémentaire d’animation.

Les cafés des quais étaient les plus fréquentés de la ville. Tous possédaient une tonnelle ombragée et bien fleurie où l’on venait déguster, selon les goûts, le Beaujolais ou le Viré, auxquels on ajoutait fréquemment une friture.

Journal de Tournus

 

l’entreprise Rigaud : une entreprise familiale

L’entreprise installée au bord de le la Saône avait des activités diversifiées, toutes liées à la rivière : les bateaux-lavoirs, le transport par péniches, le dragage, la pêche.

 

la famille Rigaud, avec Yvette, épouse Talmard

bateau lavoir – délibération du 10 octobre 1931

 

 

déchargement du manioc

 

motopelle

Charles Rigaud

délibération du 28 mars 1926

déviation de la ligne Tournus-Louhans, installée à la demande de M. Rigaud

Yvette Rigaud, épouse Talmard, est née en 1930. Elle a passé sa petite enfance sur une péniche (voir la page consacrée à la Saône)

 

le pont à octroi

Paul Robin

Le pont à octroi était considéré comme l’un des plus beaux de la Saône. A chacune de ses extrémités, de chaque côté, se trouvaient des guérites, vestiges conservés du pont de 1838. C’est sur l’une de ces guérites, celle située au Sud – Ouest, que les services de la Saône affichaient les prévisions des crues.

 

ci-dessus : la Saône gelée en février 1928 . Personnages : Jean Thibert, M. Bordessoul, Emile Rey, Georges Bolliet.

archives Jean et Simone Thibert. Merci à Jacques et Maria Thibert.

le tacot 1907-1939

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