Rive gauche, le quartier « de l’autre côté de l’eau »

côté nord

 

 

 

 

côté sud

 rive gauche, d’après Albert Bernard

Elle va de la Tuilerie Jeanton à la petite levée (on peut y inclure maintenant l’Hôtel de Saône, qui a été construit après les travaux de A. Bernard).

Autrefois la rive gauche de la Saône se nommait rive d’Empire, Côté d’Empire.

Jusqu’au milieu du XIX ème siècle, trois tuileries sont restées en activité :

– en amont du pont, la tuilerie Jeanton

– un peu au sud, la tuilerie Jean-Baptiste Piot

– en aval du pont, l’ancienne tuilerie Dambournay a été remplacée par des maisons devenues des auberges et dans une partie desquelles fut installée une fonderie de fonte de seconde fusion. Dans un pré dépendant de cette fonderie, on construisit la tuilerie Bonnafond qui, vers 1869, fut démolie pour faire place à l’Abattoir.

Le groupe de maisons en aval du pont, vers la petite levée, s’appelait autrefois Saint Jean d’Angély. En face de ces maisons et le chemin des Rouliers (petite Levée), était le port dit du Brochet, qui servait principalement à l’embarquement des pierres de Lacrost.

L’ Abattoir public occupa bien des emplacements avant d’être installé rive gauche. C’est sous l’administration de M. Charmont, de 1865 à 1869, que l’abattoir fut installé rive gauche, à la place d’une ancienne tuilerie.

     les activités

Il faut rappeler que, au début du 20 ème siècle, une déviation du « tacot » suivait la Saône vers l’aval et servait au transport des tuiles et des pierres.

déviation du tacot

On a pu trouver en amont du pont :

– la tuilerie Jeanton, aujourd’hui hélas en bien mauvais état

tuilerie au début du XXème siècle

– les locaux de l’imprimerie du Journal de Tournus

le journal de Tournus

– un atelier de bonneterie

atelier de bonneterie

– l’atelier puis l’usine de Georges Bardin (lequel a donné son nom au quai)

Rexam

– l’usine Bardin a ensuite été rachetée pour devenir Reboul, puis Rexam.
Après son déménagement à Lacrost, la ville a acheté l’immeuble.

2018 : un bâtiment en triste état

Le long de la levée (avenue des Alpes)

– le restaurant Meulien (anciennement restaurant Jacquet, célèbre pour sa friture) est étoilé.

restaurant Meulien en 2018

 

– l’ Abattoir municipal, fermé en septembre 1993, a été utilisé  par les services techniques de la ville et en particulier les Espaces Verts (déménagement en 2015).

– l’atelier de la blanchisserie Molard a été construit en 1965 – après le départ de M. et Mme Molard c’est Claude Desmaris qui s’y est installé jusqu’à son départ pour la Grange Duval

– une clinique vétérinaire a été construite et ouverte en septembre 1993

en aval du pont

– M. Bey avait construit un abattoir à poulets

-l’Hôtel-restaurant le jardin de Saône a succédé à l’ Hôtel restaurant de Saône, qui avait été construit après la seconde guerre mondiale

Hôtel de Saône

le Jardin de la Saône

– M. Vuagna avait un atelier de fabrication plastique dans la Cour des Miracles

 

Quelle est l’origine du nom « Cour des Miracles » ?

cour des miracles 2001

 

Aucun écrit ne peut le dire, et il n’existe aucune certitude historique. Il faut donc écouter la mémoire collective des habitants du quartier, et les hypothèses sont variées.

– 1 ère hypothèse : au début du siècle les maisons n’avaient pas d’étages et étaient habitées par des pêcheurs dans des logements assez insalubres servant maintenant de caves. La zone était facilement inondable. Pendant les inondations, la Saône envahissait les appartements et les poissons entraient aussi. Au moment de la décrue, les poissons étaient prisonniers, et la pêche était donc miraculeuse..

– 2ème hypothèse : Comme toutes les villes, Tournus a eu dans les siècles précédents ses mendiants, ses pouilleux, que l’ensemble de la population n’aimait pas rencontrer. On les regroupait donc dans cette cour fermée qui devenait alors la cour des Miracles au sens utilisé par Victor Hugo dans Notre Dame de Paris.

– 3ème hypothèse : cette cour , fréquentée par les pêcheurs et les mariniers, était souvent un lieu de bagarres et de beuveries. En l’appelant Cour des Miracles, on fait alors de nouveau référence à Victor Hugo.

 

Quelle est la bonne hypothèse ? Chacun choisira. Ce qui est certain, c’est que cette curieuse cour fermée n’a rien aujourd’hui d’un lieu mal famé et que les maisons y ont un aspect tout à fait coquet.

1994: inauguration du quai Bardin

 

bulletin municipal

 

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