le quai Nord, la Pêcherie

1900

 

années 1970

 

 

La construction du pont rendit inévitable la réalisation d’un remblai de 5 mètres.

 

1991

 

an N°2, le café des sports dont le patron, Léon Voir, possédait une écurie à chevaux juste à côté.

 

 

13 – Restaurant le Parisien Michel Rigaud -café Au Bon Cep (Association Entrez sans Frapper créée par Gilles Foulon) – Mme Foulon-Vacle, puis en 1980 Gilles Foulon – Mme Foulon, dont le mari était conducteur de remorqueur sur la Saône et servit de passeur pendant la guerre lorsque le pont était détruit – M. Imberdis

le bon cep

 

 

juin 2004

2010

5 – caisse d’Epargne

le bâtiment est reconnaissable grâce à ses fenêtres rondes

 

1970

 

2004

autres commerces anciens

café de l’aviation (Mme Gourrat) jusque vers 1947

café Au rendez-vous des pêcheurs, au coin de la place de la Cité et du quai, en face le Bon Cep

café chez Mme Dunoyer puis Mme Dumont   

la Pêcherie

cadastre 1833

 

L’architecte Francis Quenard note : « Les immeubles du quartier de la Pêcherie et du quai de Saône ont souvent été remaniés ou reconstruits lors de l’aménagement des quais.

Il faut noter la prédominance en ville, des métiers liés au trafic de la Saône, dont les installations demandaient peu de surface de boutique sur rue (une boutique et un passage sur l’arrière), mais par contre de longs espaces linéaires, d’entrepôts de matériaux ou de séchage des cordages et des filets ».

   

Le quartier de la Pêcherie est situé , comme chaque Tournusien le sait, dans la partie Nord de la ville, au bord de la Saône dont l’importance n’est plus à démontrer tant au sujet des échanges de toutes sortes que comme source de revenus pour les pêcheurs. La place de la Pêcherie, qui prit ce nom en 1793, est devenue la place de la Cité, après s’être appelée place de la Croix-Perchée puis place de la Poissonnerie.

Les immeubles du quartier ont souvent été remaniés ou reconstruits lors de l’aménagement des quais.

On a beaucoup parlé de cette partie de Tournus très fréquentée par les mariniers, et on a beaucoup dit que l’ endroit n’était pas très sûr, à cause des nombreuses bagarres et de certains trafics. Le quartier était encore très actif au début du siècle puisque les pêcheurs professionnels étaient encore nombreux, et qu’un port y existait pour le déchargement des marchandises. Les cafés étaient au nombre de quatre, Mme Knoffly y avait son épicerie.

On y trouve encore des rues aux noms évocateurs, comme la rue des Bateliers ou la rue de la Poissonnerie

Maurice Vernay

Mon grand père avait acheté une entreprise de teinture- nettoyage – on parlait beaucoup plus de teinture à cette époque. Il avait deux bâtiments: l’un à côté du café tenu longtemps par M. Dumont, et l’autre en face. Le magasin se trouvait alors rue Jean Jaurès.  L’exploitation s’est faite jusqu’en 1941 dans les locaux de la Pêcherie, puis mon père a acheté les bâtiments d’un chaisier dans la rue des Granges. A l’époque on avait une chaudière à vapeur qui fonctionnait au bois et au charbon. J’ai donc passé une partie de mon enfance dans le quartier de la Pêcherie, où il y avait un certain nombre de pêcheurs et des bateliers temporaires. L’usine à gaz se trouvait à l’emplacement des tennis, avec tout près une pompe à eau pour alimenter le chemin de fer.

Le quartier avait mauvaise réputation, car il était souvent fréquenté par des pêcheurs « braconniers » ainsi que par des mariniers qui avaient une certaine tendance à fréquenter les cafés (il en existait 4 sur la place de la Cité !) et à déclencher des bagarres. Il se faisait aussi parfois du troc avec les marchandises transportées sur les péniches, et on raconte qu’il y avait même un trafic d’allumettes. Le phosphore s’enflammait facilement, et il y a eu quelques pépins. ..

Il faut noter que les quartiers de Tournus étaient bien typés socialement : le nord et le sud (la Madeleine) étaient les quartiers pauvres, où les familles nombreuses s’entassaient dans les ruelles, alors que la rue du Centre était très commerçante et beaucoup plus « huppée ».

 

Pierre Grébert

En période de coqueluche, toutes les mamans allaient promener leurs enfants du côté de l’usine à gaz, car les dégagements de la cheminée produisaient un changement d’air qui était paraît-il très bon.. .

Roger Lécuelle

L’usine à gaz alimentait toute la ville, et c’était pour nous une attraction. Comme l’hiver nous étions toujours à la pêche à la ligne, il nous arrivait souvent de prendre des bains de pieds; alors, pour ne pas nous faire gronder par notre mère, nous allions dans l’usine pour sécher notre linge et nous chauffer. Nous n’étions pas les seuls, d’ailleurs, car c’était un endroit chaud où les gens aimaient aller, en période froide. Le gardien était très compréhensif.

 

évolution en images

années 1970

années 1990

années 2010

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

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