c’était en 1995
La Manufacture de plumes et duvets de Tournus refait sa literie
Raymonde Desmaris
Mes parents sont venus s’installer à Tournus en 1910, et ont tenu le magasin (l’Epicerie Parisienne) jusqu’en 1952, date à laquelle j’ai pris leur succession. C’était ce qu’on appelle une épicerie fine : en plus des ventes traditionnelles, nous avions ajouté les dragées, ce qui représentait pour nous un plus gros chiffre d’affaires.
(entretien réalisé en 1997)
Mes parents sont venus s’installer dans leur boucherie en 1909. Quand j’étais gamine, on jouait dans la ruelle derrière (la Rue du Bief Potet ), où les maisons avaient toutes des balcons avec des toilettes dessus. Nombreux étaient les commerçants dont le magasin donnait, sur l’arrière, dans cette ruelle ( qui à cette époque n’était pas fermée, et qui aujourd’hui aurait besoin d’être mieux mise en valeur) .

La rue a pris de nom de Désiré Mathivet (sculpteur tournusien très connu) par décision du conseil municipal le 12 décembre 1975.
De la fin du XIX ème siècle au début du XXI ème, cette rue a vu défiler de très nombreux commerces, et il est intéressant d’en suivre l’évolution.
Si vous trouvez des erreurs dans la liste qui suit, merci de le signaler (rubrique contact)
Marguerite Thibert, rouage essentiel dans l’entreprise Bouvet
Ils étaient très nombreux à Tournus. Ils partaient très tôt le matin, vers 5 heures, avec leur voiture à cheval remplie de cageots, et se mettaient souvent sur la tête des sacs de jute pour se protéger du vent. Ils allaient aux marchés de Louhans, Romenay, Montpont, revenaient vers 11 heures, et à ce moment les plumeuses descendaient et se mettaient à leur tour au travail. Read More
Marguerite Thibert a vécu pendant 92 ans à Tournus, c’est dire si elle a bien connu la vie de la ville…
Sur cette photo, on peut la reconnaître au premier plan, dans le cours de gymnastique de Melle Moscol en 1930.

Si l’Hôtel-Dieu est maintenant un musée magnifique, il ne faut pas oublier qu’il a été, jusqu’à la fin du XX ème siècle, l’hôpital où les Tournusiennes accouchaient… Des médecins venaient y prodiguer des soins, ils en témoignent
ce travail a été réalisé par le Souvenir Français, avec des photos de la collection personnelle de Alain Fauconnier.
Depuis 1910, Tournus se préparait avec ferveur à un très grand évènement : la célébration du centenaire de la bataille du 23 janvier 1814, qui lui avait valu l’honneur d’être décorée de la Légion d’honneur par l’empereur Napoléon 1er.
Tous les Tournusiens se mobilisaient, s’affairaient, sous la conduite du maire Emile Thibaudet, de son conseil municipal et du comité d’organisation. La fête promettait d’être grandiose.
Dans l’édition du 6 août 1910 du Journal local, on peut lire « Tournus, qui possède dans l’histoire une page immortelle, doit à ses enfants morts au service de la patrie, en défendant le sol natal, à ceux qui risquèrent leur vie courageusement , un peu plus que de l’oubli ».

Maire lors de la déclaration de guerre en 1939, le Docteur Privey a été absent de Tournus jusqu’en 1945. Read More
Urbain Bessard (fils d’Alexis Bessard) est maire au moment du changement de siècle Read More
On ne sait pas si les dames qui posent sont les institutrices… Read More
Les instituteurs étaient Charles Dard et son épouse, M. Grappin, M. Cadot, Mme Regenet. Read More
Aperçu du tracé du sud au nord :
Afin de rendre le tracé de la route plus facile au sud, un pont fut construit aux Rochons afin de passer par-dessus la voie ferrée. Read More
L’HOTEL « LE SAUVAGE »